ET LA CONDITION DES FEMMES DANS LE MONDE "
Nos représentantes à l'ONU, Christiane Nicole (club de Montreux en Suisse) et Roswitha Ginglas-Poulet (club de Bonneville-La Roche) nous ont expliqué leur rôle à l'ONU, Béatrice Paillard,(du club de Reims) past-gouverneur du district 68, nous a parlé avec beaucoup de doigté, des "Mariages Forcés" et une jeune consultante de l'Organisation Mondiale de la Santé, Elisabeth Wilson, nous a relaté le problème très difficile des "Mutilations Sexuelles".

Christiane Nicole nous a parlé de :
"L'IIW à l'ONU, et la CONVENTION DES DROITS DE L'ENFANT "
À l’ONU, les Organisations Non Gouvernementales ont un statut consultatif dans le cadre de l’ECOSOC = Economic and Social Concil. Elles représentent la voix de la Société civile.
Depuis 1973 IIW a des Représentantes à l’ONU, 2 à New York, 2 à Vienne et 3 à Genève. Chacune assiste à un Comité différent concernant les Droits : de l’Homme, de la Femme, des Personnes âgées, de la Famille, les Droits de l’Enfant et les problèmes de la Drogue.
Nous devons informer, faire connaître la Convention des Droits de l’enfant, autour de nous, dans nos pays, dans nos clubs, dans les écoles, chaque fois que l’occasion se présente.
Il n’y a que 20 ans que la Convention existe.
Nous sommes la plus grande Association de femmes dans le monde et nous pouvons - nous devons toutes ensemble - faire en sorte que nos enfants héritent d’un monde meilleur.
Inner Wheel est capable de servir cette cause !
Roswitha POULET-GINGLAS nous a relaté :
" LA CONDITION DES FEMMES DANS LE MONDE "
C’est à nous toutes, chacune à son niveau et ensemble dans nos clubs et au niveau international de s’engager pour améliorer la situation des femmes partout.
On peut réagir contre les blagues et remarques sexistes (p.ex. : il bat sa femme, elle doit bien savoir pourquoi) et contre les stéréotypes par rapport aux rôles et taches dans la vie familiale et professionnelle (« papa au boulot, maman au fourneau »), la représentation des femmes – ou de la violence - dans les médias, la publicité, surtout pour les enfants et les jeunes, dans les BD, films et vidéos. Protéger les femmes battues, dans les foyers, maison d’accueil, organiser des services de consultation (surtout créer un cadre bienveillant et de confiance pour connaître et réclamer ses droits – un coaching (genre de mentorat) pour les filles de la migration. Favoriser l’accès des femmes à l’emploi, aux positions de cadres, p.ex. par des quotas (ça a très bien marché en Norvège), être représentées dans les institutions politiques ; permettre l’accès aux micro-crédits (p.ex. acheter une chèvre pour les femmes au Mali), améliorer le système d’assurance (reconnaître et rémunérer les prestations de soins effectuées au sein de la famille) , garantir la sécurité sociale pour les femmes et la prévention du SIDA.
Commencer par l’éducation : apprendre aux garçons à coudre et à faire à manger et aux filles à résoudre les équations, inciter les filles à faire et finir une formation, choisir des métiers intéressants. (dans ce cadre il y a un progamme « tecmania » pour intéresser les filles aux professions dites « masculines »).
En général, il faut donner l’exemple, résister contre la pression et surtout être solidaire entre femmes !
Béatrice PAILLARD
Déléguée Régionale pour les Droits des Femmes et l’Egalité en Champagne-Ardenne
"LES MARIAGES FORCES"
Il est difficile de disposer de statistiques précises : les jeunes filles et leur entourage parlent peu… Toutefois, le GAMS estime que 70 000 jeunes filles âgées de 10 à 18 ans sont menacées en France.
L’important pour la jeune qui redoute un mariage forcé est d’en parler, de ne pas rester isolée. En parler avec des professeurs au Lycée, l’infirmière, un conseiller… Mais parfois cela n’est plus possible car ce sont les vacances (comme on l’a vu dans le film diffusé précédemment : L’été de Noura)
QUE FAIRE ?
Il y a un site que l’on peut consulter :
Stop-violences-femmes.gouv.fr
Un N° de tel gratuit : 3919
Il faut savoir que dans chaque région, il y a une « Déléguée régionale aux droits des femmes et à l’égalité ». Vous pouvez la joindre à la Préfecture de Région.
De même, dans chaque département, il y a une chargée de mission pour les droits des femmes et l’égalité : appelez dans les préfectures et on vous dira où la joindre.
Et il y a bien sûr des associations :
- Le CIDFF, Centre d’Information pour le droit des femmes et des familles : il y en a un dans chaque département, généralement au chef-lieu (avec des permanences dans les autres villes), et il pourra donner des conseils juridiques et pratiques gratuitement.
- Le GAMS, Groupement pour l’abolition des mutilations sexuelles et des mariages forcés : 01 43 57 76 28. Il y a plusieurs antennes départementales.
- VOIX DE FEMMES (c’est cette association qui a réalisé le film projeté) : 01 30 31 55 76
- Le Mouvement Français pour le Planning Familial : voir les coordonnées dans votre département
- Et bien d’autres associations locales que l’on pourra vous indiquer.
Elisabeth WILSON
Journaliste, Consultante à l'Organisation Mondiale de la Santé
"Les MUTILATIONS SEXUELLES"
Pour nous mettre tout de suite dans le vif du sujet Elisabeth Wilson n’a pas hésité à projeter un film montrant une mutilation génitale chez une jeune fille Africaine ; images très crues mais oh combien réalistes ! Elles ont gêné plus d’une IW dont certaines ont dû quitter l’amphithéâtre de l’école de commerce. Mais toutes celles qui sont restées ont compris le message. L'issue de cette présentation sobre, n'accusant ni les cultures ni les traditions, a amené la future Présidente Internationale Inner Wheel Catherine REFABERT à prendre l'engagement de s'occuper en priorité de cette cause touchant des millions de femmes dans le monde; sans oublier la question des mariages forcés abordée par Béatrice Paillard, Déléguée régionale aux droits des femmes et à l'égalité.